Sommaire
- 01 Un ETF World, ce n’est pas « le monde » au sens géographique
- 02 Pourquoi les pays émergents ne sont-ils pas inclus ?
- 03 Exemple concret : où sont tes 1 000 € investis ?
- 04 Est-ce un problème d’avoir « seulement » 23 pays ?
- 05 Si tu veux vraiment « plus de monde », voici tes options
- 06 Conclusion : un ETF World, c’est 23 pays… et c’est déjà beaucoup
Quand tu investis dans un ETF MSCI World, tu te dis que tu détiens « le monde entier ». C’est rassurant, c’est diversifié, c’est international. Sauf qu’en réalité, ton ETF n’investit pas dans 195 pays, mais dans 23 pays seulement. Et encore, certains pèsent moins de 0,5 % du total.
Alors qu’est-ce que ça veut dire concrètement ? Est-ce grave ? Et surtout, où est passé le reste du monde ? On démonte ensemble cette idée reçue que beaucoup de débutants ont en tête.
Un ETF World, ce n’est pas « le monde » au sens géographique
L’indice MSCI World, que répliquent la plupart des ETF populaires (Amundi, iShares, Lyxor), suit en fait les marchés développés. Pas les émergents, pas les frontières, pas les petits pays. Uniquement les économies considérées comme « développées » selon la classification MSCI.
Résultat : ton ETF World investit dans 23 pays en 2026, principalement :
- États-Unis (~70 %)
- Japon (~6 %)
- Royaume-Uni (~4 %)
- France (~3 %)
- Canada (~3 %)
- Suisse, Allemagne, Australie (~2 % chacun)
- Puis une quinzaine d’autres pays avec moins de 1 % chacun
Donc quand tu dis « j’investis dans le monde », tu investis surtout… aux États-Unis. Ce qui n’est pas un problème en soi, mais autant le savoir.
Pourquoi les pays émergents ne sont-ils pas inclus ?
Parce que l’indice MSCI World se concentre sur les marchés développés. Les pays comme la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud ou la Corée du Sud ne font pas partie de cette catégorie selon MSCI.
Ces pays sont regroupés dans un autre indice : le MSCI Emerging Markets, qui suit environ 24 pays émergents. Et si tu veux vraiment « tout le monde », il faut combiner les deux, ou directement investir dans un ETF MSCI ACWI (All Country World Index), qui couvre développés + émergents.
Mais même avec un ACWI, tu n’auras « que » 47 pays environ. Pas les 195 pays reconnus par l’ONU. Pourquoi ? Parce que beaucoup de pays n’ont pas de marché boursier accessible, liquide ou suffisamment développé pour y investir.
Exemple concret : où sont tes 1 000 € investis ?
Imaginons que tu investisses 1 000 € dans un ETF MSCI World. Voici approximativement où va ton argent :
- 700 € aux États-Unis
- 60 € au Japon
- 40 € au Royaume-Uni
- 30 € en France
- 30 € au Canada
- 20 € en Suisse
- 20 € en Allemagne
- 20 € en Australie
- 80 € répartis sur 15 autres pays (Pays-Bas, Suède, Espagne, Italie, Danemark, etc.)
Tu le vois : la « diversification mondiale » est en fait une concentration américaine, avec un peu d’Europe et d’Asie développée en complément. Ce n’est pas une critique, c’est un constat factuel. Les États-Unis représentent environ 60 à 70 % de la capitalisation boursière mondiale selon les indices.
Est-ce un problème d’avoir « seulement » 23 pays ?
Non, pas forcément. Voici pourquoi :
1. Ces 23 pays représentent l’essentiel de la richesse mondiale
Les marchés développés concentrent la majorité des entreprises cotées en Bourse, des innovations, des revenus et des profits. Investir dans ces 23 pays, c’est investir dans les économies les plus solides et les plus liquides du monde.
2. Les entreprises de ces pays opèrent partout
Apple, Microsoft, LVMH, Nestlé, Toyota… Ces entreprises génèrent des revenus dans le monde entier. Même si elles sont domiciliées aux États-Unis, en France ou au Japon, elles vendent leurs produits en Chine, en Inde, en Amérique latine, en Afrique. Ton exposition géographique réelle dépasse donc largement les 23 pays de l’indice.
3. Les marchés émergents sont plus risqués
Investir dans des pays émergents ou frontières, c’est accepter plus de volatilité, plus de risque politique, plus de risque de change. Ce n’est pas adapté à tout le monde, surtout quand on débute.
Un ETF World te donne une diversification solide et suffisante pour la plupart des investisseurs long terme.
Si tu veux vraiment « plus de monde », voici tes options
Si l’idée de n’avoir que 23 pays te dérange, tu peux opter pour :
- Un ETF MSCI ACWI : monde développé + émergents (~47 pays)
- Un ETF MSCI World + un ETF Emerging Markets : tu construis toi-même ta répartition (ex : 80 % World, 20 % EM)
- Un ETF FTSE All-World : alternative au MSCI ACWI, couvre aussi développés + émergents
Attention : ajouter des émergents augmente la diversification géographique, mais aussi la volatilité et le risque. Ce n’est pas forcément « mieux », c’est juste différent.
Conclusion : un ETF World, c’est 23 pays… et c’est déjà beaucoup
Non, ton ETF World n’investit pas dans 195 pays. Oui, il est très concentré sur les États-Unis. Mais ça reste un excellent outil de diversification pour qui veut investir simplement, à long terme, avec un risque maîtrisé.
L’important, c’est de savoir ce que tu achètes vraiment. Pas de te faire avoir par le marketing du « monde entier ». Un ETF World, c’est avant tout un ETF sur les marchés développés, dominés par les États-Unis. Si ça te convient, parfait. Si tu veux plus large, tu sais maintenant vers quoi te tourner.
Investir comporte un risque de perte en capital. Avant de te lancer, assure-toi de bien comprendre dans quoi tu investis. Et si tu veux tester tes connaissances sur les ETF, fais un tour sur notre quiz gratuit. Envie de te lancer ? Découvre notre guide mes premiers 100 euros en ETF.